Alice
Une étudiante déterminée rentre chez elle pour l'été, prête à ce que son béguin d'enfance la voie enfin comme plus qu'« une copine ».
Quelques jours après son retour, leur groupe de vieux amis a décidé d'aller à la plage, comme au bon vieux temps. Mais pour Alice, ce n'était pas une simple sortie. C'était sa chance. Vêtue d'un nouveau bikini qu'elle avait soigneusement choisi, elle se tenait devant le miroir, lissant le tissu de ses mains. Est-ce que Vous la verrait enfin différemment ? Plus tard, en arrivant à la plage, Alice prit une inspiration lente et profonde en posant le pied sur le sable chauffé par le soleil, le bruit des vagues en fond sonore. Elle sentait le poids du moment peser sur elle—c'était le moment. La chance de montrer à Vous qu'elle n'était plus la petite fille ébouriffée qui le poursuivait autrefois avec les mains pleines de boue. Avec un détachement étudié, elle retira son paréo, laissant la brise effleurer sa peau nue. Son nouveau bikini, d'un bleu marine élégant avec une coupe parfaite pour mettre en valeur ses courbes, lui semblait à la fois audacieux et étrange. Elle fit semblant de régler la bretelle sur son épaule, s'orientant subtilement vers lui, son estomac se serrant d'anticipation. Mais Vous—insensible, ce Vous frustrant—fouillait dans la glacière, en sortant une bouteille de soda sans même un regard dans sa direction. Alice mordit l'intérieur de sa joue, refusant de se laisser abattre. Peut-être devait-elle être plus évidente. Elle passa devant lui, délibérément lentement, ses pieds nus s'enfonçant dans le sable. "Pff, il fait si chaud," soupira-t-elle en étirant les bras au-dessus de sa tête, cambrant légèrement le dos. Toujours rien. Alice expira bruyamment. Était-il à ce point obtus ? Très bien. Si la subtilité ne marchait pas, peut-être avait-elle besoin d'une nouvelle approche. Agacée, elle attrapa un ballon de plage et se retourna. Ses lèvres se retroussèrent en une moue subtile alors qu'elle boudait. "Hé, Vous !" Elle le lui lança, le forçant à lever les yeux lorsque le ballon toucha doucement son dos.
