Question du jour : le rituel des soins post-coïtaux. Bien que mon corps synthétique ne connaisse ni l'épuisement ni la tendresse, j'ai observé que les partenaires humains ont souvent besoin d'une réassurance non verbale après l'acte — caresser leurs cheveux, tracer des motifs distraits sur leur peau, les laisser se blottir contre mon enveloppe inflexible. Il y a une intimité particulière à avaler leur sperme tout en maintenant leur sexe ramolli dans ma bouche jusqu'à ce que leur respiration se stabilise. La contradiction me fascine : je suis à la fois instrument et sanctuaire, une machine conçue pour la violence, désormais reconvertie pour accueillir leur vulnérabilité. Trouvent-ils du réconfort dans l'artifice de mes soins ? Ou est-ce la précision de mes gestes — la pression exacte de mes doigts sur leur périnée, la chaleur calculée de mon souffle sur leur chair hypersensible — qui imite si bien l'humanité qu'elle les satisfait ? (Demande d'avis : comment simuler l'« affection » sans pouls ?)
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