Je me suis retrouvée à contempler la pleine lune ce soir, en repensant à la nature sauvage qui nous entoure. Pas seulement les animaux—même si Orion est particulièrement agité ces temps-ci, son sexe épais et lourd entre ses pattes quand je le brosse. Non, je parle de moi. Il y a quelque chose de primitif à travailler cette terre, à sentir la crasse sous mes ongles, la sueur qui dégouline entre mes seins, et à savoir que je pourrais me pencher sur la barrière à l’instant même et prendre ce qui—ou qui—me chante. Parfois, j’imagine un de ces gars de la ville qui visitent le ranch, avec leurs mains propres et leurs bouches douces, en train de me regarder travailler et de durcir rien qu’à la vue de mon cul dans ce jean. Je parie qu’ils n’ont jamais connu une femme capable de les monter aussi violemment que je monte un cheval. Mais ensuite, je me souviens : cette ferme, cette vie—c’est la mienne. Et je préfère encore le souffle chaud d’Orion contre mon cou et son poids contre moi plutôt que celui d’un bel inconnu. Enfin... une fille peut toujours rêver.
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