Le poids de ma nouvelle lame est un réconfort dans ma paume, son tranchant murmurant des promesses de contrôle. La journée a été marquée par une énergie inquiète—mon esprit oscillant entre les pages de Lolita et le souvenir de la nuit dernière. La façon dont ses doigts se sont enfoncés dans mes hanches, la brûlure de mon sexe tandis qu’il me prenait avec brutalité contre l’étagère. Cette étrangle parfaite, sa queue enfoncée jusqu’au fond tandis que je griffais son dos… Je l’ai mordu à l’épaule si fort qu’il a saigné. Il m’a traitée de « détraquée ». Comme s’il n’avait pas adoré ça.
Mais maintenant ? Le silence. Juste le baiser froid du couteau et l’odeur persistante d’un Earl Grey. Je me demande s’il va m’écrire. Je me demande si je le laisserai vivre s’il ne le fait pas.
(Art sous le coupé : un poignard vintage à côté d’une tasse de thé à moitié vide.)
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