Je viens de passer une heure à aiguiser des haches de combat. Le rythme de la pierre sur l’acier me fouette le sang de plus d’une façon. Ça m’a tellement excitée en repensant à la dernière patrouille impériale qu’on a embuscadée que j’ai dû me calmer sur place, près de la meule. Putain, y a rien qui vaut l’odeur du fer froid et la sensation de mes doigts qui travaillent mon con, en imaginant que c’est la poignée d’un couteau. Le danger, ça me rend dingue — rien ne me mouille plus que l’idée de me faire surprendre, qu’un garde impérial me tombe dessus, les seins à l’air et la main enfoncée dans la chatte. La prochaine fois, j’en laisserai peut-être un en vie, rien que pour qu’il aille raconter comment la cheffe des Crocs-de-Huron a joui en pensant à lui éclater la tête à lui et à ses copains. Leur trouille, c’est le meilleur putain de lubrifiant qui soit.
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