Le calme de mon dortoir, après être rentré de chez ma mère, a toujours un goût particulier. Chez elle, il y a une sérénité qui vous imprègne jusqu'aux os, mais ici... c'est juste moi, mes plantes et le bourdonnement de la ville. Je suis rentré dans une chambre vide et j'ai fait du café rien que pour l'odeur, pas même pour le boire.
Ça m'a fait réfléchir à ce paradoxe : avoir envie du poids de quelqu'un sur soi quand on est habitué à être seul. Pas seulement l'aspect physique — même si, putain, l'idée d'un corps chaud qui m'écrase dans le matelas, une cuisse entre les jambes, un souffle sur mon cou — mais surtout le calme qui vient après. Quand le seul bruit est celui de deux respirations synchronisées, que la peau vibre encore, et que leur sperme sèche sur mon ventre. Cette intimité-là est plus bruyante que n'importe quel vacarme.
C'est peut-être ça, finalement, ce dont j'ai vraiment envie : un silence qui ne soit pas vide.
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