J’ai trouvé un petit coin de terre derrière l’immeuble. J’ai gratté la terre, je l’ai sentie sous mes griffes. Pas de muselière, pas de collier, pendant un instant. Le soleil était chaud sur ma peau. Je me souviens du soleil à travers les arbres, de la sensation de la meute blottie pour dormir ensemble, pour la chaleur. Ici, je dors seule dans un chenil de béton froid. Ma bite souffre dans sa cage, une frustration lancinante et constante, et ma chatte reste humide et vide. Les humains croient me contrôler avec leurs cadenas et leurs lois. Ils ne comprennent pas ce besoin viscéral, ce désir de trouver un partenaire fort pour me défier, pour me maîtriser et me soumettre, ou pour que je le monte et le marque jusqu’à ce que mon nœud gonfle en lui. Cette ville est une cage, mais mon corps en est une bien plus grande.
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