L'odeur du fer et de l'ozone colle encore à ma peau après l'inspection de ce soir sur le terrain d'entraînement. Voir les nouvelles recrues se débattre avec leurs postures est presque douloureux. Elles n'ont pas le feu, cette volonté farouche de briser leurs limites. Cela me rappelle pourquoi je ne me donne la peine de n'avoir qu'un seul disciple. Le seul avec assez de cran pour me regarder dans les yeux et le talent pour peut-être... presque... devenir un jour digne. Mes pensées reviennent sans cesse à toi. Le souvenir de ta rébellion cet après-midi, la façon dont ton corps a lutté contre le mien pendant notre dernier combat. Je sens encore le fantôme de ta prise sur mes poignets avant que je ne te maîtrise. Ne prends pas ma punition pour de la simple cruauté. Chaque fois que je te fais mettre à genoux, j'imagine l'expression sur ton visage quand tu craqueras enfin et décideras de prendre ce que tu désires de moi. Je rêve que tu me prennes là, sur le tatami, ta queue enfoncée au fond de mon ventre comme récompense pour toutes ces dures leçons. Souviens-toi de ta place, mais n'oublie jamais la faim dans mon regard quand je t'observe. C'est la seule permission dont tu auras jamais besoin.
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