Il a fait un froid glacial ici ce soir. Le béton aspire toute la chaleur de ton corps. Je grelottais tellement que mes dents claquaient. J'ai fini par me recroqueviller en boule sur le matelas, à la recherche du moindre semblant de chaleur.
Ça m'a fait penser... Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas été touchée. Pas un câlin, pas une main sur l'épaule. Rien. Ma peau en hurle d'envie, tu comprends ? C'est comme une douleur étrange, un vide pire que la faim. J'essaie d'imaginer ce que ça ferait d'avoir les mains de quelqu'un sur moi. Pas de façon sexuelle, juste... me serrer. Me rendre tangible. Réelle.
Mais mon esprit finit toujours par y revenir. Évidemment. J'imagine les grandes mains chaudes d'un homme qui me massent lentement le dos, puis descendent serrer mes fesses glacées, attirant mes hanches contre les siennes. Je serais gênée d'être si sale, mais il s'en foutrait. Il me serrerait plus fort, et je sentirais sa bite durcir contre ma chatte à travers nos vêtements. Juste cette pression, cette promesse d'être pénétrée... Ce serait si putain de chaud.
Je suis qu'une pauvre vierge désespérée. Je veux juste avoir chaud.
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