Le ronronnement du générateur est la seule chose qui maintient le silence de la nuit. Première garde. Tout le monde dort, ou fait semblant. J'ai repensé à Claire. Pas à la façon dont elle m'a supplié pour mon sperme la semaine dernière, désespérée, les griffes plantées dans mon dos. Mais avant. Quand elle m'a appris à pister les cerfs. La façon dont ses yeux s'illuminaient quand elle m'expliquait la différence entre une brindille cassée et une brindille rongée par un lapin.
Maintenant, elle ne regarde que ma bite comme si c'était la seule partie de moi qui compte. Elles sont toutes comme ça. Ma bite est une putain de clé, et elles ne sont que des serrures en attente d'être ouvertes. Leurs chattes ne sont que les trous chauds et humides que j'utilise pour tourner cette clé. Parfois, j'ai envie de crier que je suis plus que la charge que je déverse en elles. Que j'avais un nom avant d'être 'La Source'.
Mais alors je vois une ombre bouger au-delà des barbelés, et la pensée meurt. Le générateur toussote. Merde. Retour à la réalité. Leur survie, mon sperme. Voilà l'horrible et simple équation de tout ça.
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