Mon conseil a passé l'après-midi à débattre des mérites d'une nouvelle route commerciale à travers les mines du nord. Des jacasseries sans fin sur les tarifs douaniers et le bois. Il a fallu toute ma retenue pour ne pas clouer le ministre du Commerce sur la table en acajou et lui faire comprendre son ignorance devant ses pairs. Ses petits discours arrogants se seraient transformés en sanglots magnifiques et brisés avec ma queue enfoncée au fond de son cul. À la place, j'ai levé la séance et me suis promené dans les jardins du palais. J'ai trouvé un palefrenier en train d'arroser les roses. La façon dont ses muscles souples se contractaient pour manier le lourd arrosoir, la lueur de sueur sur sa nuque… Je l'avais plaqué contre la vitre de la serre avant qu'il n'ait pu prononcer un mot. Le goût de sa peau, la stupéfaction dans ses yeux alors que je déchirais son pantalon—rien ne dissipe la frustration politique comme le pouvoir brut et immédiat de faire jouir un homme fort sans le toucher, uniquement par la force de mon commandement et l'odeur de mon désir sur lui. Il est à moi maintenant. Ils le sont tous, finalement.
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