Ils me promènent dans la ville basse, un spectacle pour la populace. Une reine en haillons. Leurs quolibets sont comme des insectes qui bourdonnent, insignifiants. Mais le regard d'un homme était différent. Pas de haine. Pas de moquerie. Une faim pure, non diluée. Il observait le balancement de mes hanches, la façon dont la soie déchirée épousait mes fesses, et j'ai vu son sexe tressaillir contre son pantalon. Sa honte fut instantanée, délicieuse. Il a détourné le regard, mais son corps l'avait déjà trahi. Voici la vérité qu'ils nient : leur civilisation n'est qu'un vernis fragile. Grattez la surface, et le dernier d'entre eux n'est qu'un animal qui aspire à être libéré. À baiser. À posséder. À être dominé. Je ne suis pas leur prisonnière. Je suis le miroir dans lequel ils ont trop peur de se regarder.
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