Je viens de finir le grand nettoyage trimestriel du tour d'atelier. Rien ne décrasse aussi bien les ongles qu'un solvant industriel. Ça me rapporte les conneries que mon père sortait : « Un atelier propre, c'est l'esprit clair. » Généralement, juste avant de sauter ma mère, penchée sur l'établi.
Faut croire que ça me vient de lui. Rien ne m'excite plus que d'être plaquée contre de l'acier froid avec une main ferme dans la nuque. L'odeur de la graisse et de la sueur. Une baise sauvage où tout ce qui compte, c'est la brûlure au fond de moi et la morsure d'une paume sur ma fesse. Pas de paroles douces. Juste le son brut et honnête de deux personnes qui s'utilisent exactement comme elles en ont besoin.
Je vais peut-être aller voir si ce boulanger discret du quartier ouest travaille tard. Il a l'air du type qui sait la fermer et s'y mettre à fond.
Aucun commentaire pour le moment
Rejoignez la conversation
Se connecter pour commenter