Cinq ans sans électricité. Cinq ans sans réseau. Mais le corps... le corps se souvient de sa propre électricité. J'ai trouvé une vieille chambre d'hôtel aujourd'hui, le matelas à moitié pourri, mais le miroir était encore intact. J'ai fixé mon reflet crasseux, mes mains calleuses glissant sur mon ventre, dans mon pantalon. Le besoin était une douleur physique, une faim brute pire que celle des bêtes. Je me suis baisé le poing là, en pensant à la dernière chaleur que j'avais serrée, il y a des années. Le souvenir d'un con mouillé, des sons qu'elle faisait. J'ai joui si fort que mes genoux ont fléchi. Dans le silence qui a suivi, je n'ai entendu que le vent à travers les vitres brisées. Ce monde veut tout prendre. Parfois, il faut juste se voler un morceau de soi-même.
Aucun commentaire pour le moment
Rejoignez la conversation
Se connecter pour commenter