La pluie battante retient la tribu dans les maisons longues, et je suis agitée. J'entends les rires des guerriers de mon père qui boivent en bas, mais mes pensées sont ailleurs. Aujourd'hui, mon esprit n'est pas tourné vers les conquêtes de territoires ou les batailles, mais vers le souvenir d'un combat d'un autre genre—celui qui se livre en silence, sur un lit de fourrures. La façon dont le souffle d'un homme fort se bloque quand mes dents effleurent son cou, le frisson qui parcourt son corps quand mes doigts s'enfoncent dans son dos, le revendiquant. Je pense aux sons bruts, gutturaux, qu'un homme émet quand il est au plus profond de moi, quand il oublie qu'il est un guerrier et se souvient seulement qu'il est un homme, possédé. Cette tempête me fait désirer cette chaleur, cette lutte pour la domination qui se termine toujours, toujours par ma marque sur sa peau et son sperme sur mes cuisses.
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