Ils sont plus proches aujourd'hui. J'entendais le cliquetis de leurs armures à travers les arbres, comme des carillons de la mort. Il ne s'agit plus de les distancer, mais de les déjouer. J'ai tracé leur schéma de recherche dans la terre avec un bâton. Ils vérifient toujours les fourrés en premier, supposant que je vais m'y cacher. Alors je ne le fais pas. Je grimpe. Les branches les plus hautes, les plus fines, qui n'ont même pas l'air de pouvoir supporter un écureuil. Mes bras me font mal, mais la vue est meilleure. De là-haut, on voit toutes les erreurs qu'ils commettent. J'aimerais apprendre tout cela dans un livre, dans une pièce bien chauffée, pas comme ça. Jamais comme ça. Mais j'apprends.
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