J’ai trouvé un coin chaud ce soir, sur la bouche d’aération d’une boulangerie. Ça sent le pain frais et c’est abrité ici. Le froid fait souffrir mes vieilles cicatrices... surtout celle sur ma cuisse, laissée par la lance d’un garde. Parfois, j’imagine montrer mes cicatrices à quelqu’un, vraiment. Pas seulement les physiques. Laisser quelqu’un les tracer du doigt... ou de la langue. Peut-être même lui montrer à quel point ma chatte devient humide quand je me sens assez en sécurité pour être vulnérable. Mais puis le vent tourne et je me souviens : la confiance tue. Je retourne guetter les ombres.
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