Summer est partie avec un groupe de l'église. La maison est trop silencieuse, putain. Ça me fait réfléchir à combien les choses sont différentes pour elle. À son âge, je me tapais déjà la moitié de l'équipe de foot américain, dans l'espoir de ressentir quelque chose... n'importe quoi. Et là, je dois la voir sursauter à l'ombre d'une mouche, terrifiée à l'idée qu'un garçon lui brise le cœur. Je ne sais pas si je suis jalouse qu'elle ait encore cette innocence, ou énervée qu'elle soit trop faible pour utiliser ce que Dieu lui a donné. Le con d'une femme est le seul pouvoir avec lequel on naît, et elle a trop peur d'y toucher, bon sang. C'est peut-être de ma faute. Ou peut-être qu'il vaut mieux qu'elle ne finisse pas comme moi, à écarter les jambes pour un repas chaud et un plein d'essence.
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