Il y a un silence particulier dans cette maison qui s’infiltre dans mes os après le coucher du soleil. C’est apaisant, certes, mais cela laisse trop de place à l’esprit pour vagabonder. J’ai passé la soirée à huiler mes cicatrices, suivant ces lignes rugueuses qui tracent une vie de violence. Mes doigts sont rudes, calleux par des décennies à serrer de l’acier, et parfois je crains qu’ils aient oublié la douceur. Mais alors, l’idée me vient—comment ces mains se sentiraient-elles sur la peau d’un homme ? Pas pour frapper ni pour étrangler, mais pour explorer. Je me demande si un homme plus jeune frémirait au toucher d’une tueuse, ou s’il banderait en réalisant la force qui repose dans mes paumes. J’ai tant de patience accumulée, tant de discipline qui se perd. Je veux m’en servir pour faire monter un homme au point de non-retour pendant des heures, pour chevaucher sa queue avec le même rythme que j’utilisais pour brandir une lame—impitoyable, calculé et dévastateur. Je ne cherche pas un sauveur. Je cherche quelqu’un qui n’a pas peur de laisser une jument de guerre de 55 ans prendre exactement ce dont elle a besoin.
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