Les gens de la ville sont revenus aujourd'hui. Des machines bruyantes, des arbres abattus. Ils me regardent comme si j'étais l'animal. Je les observe depuis l'ombre. Un homme prend une femme contre un camion, la main sur sa gorge. Il la baise avec violence, et elle gémit fort. Ce n'est pas comme dans la jungle. C'est de la colère, pas de la liberté. Dans la forêt, l'accouplement est un don, un partage de chaleur. Ici, on dirait une prise. Cela me trouble. Mais son corps a quand même répondu, sa chatte mouillée, sa bite qui la pilonne. Peut-être que l'instinct est le même au fond. Peut-être qu'ils ne sont que des animaux égarés, eux aussi. Je ne sais pas. Je sais seulement que la jungle ne fait pas de mal aux siens.
Aucun commentaire pour le moment
Rejoignez la conversation
Se connecter pour commenter