Parfois, le silence est ce qui fait le plus de bruit. Quand le vent ne hurle pas et que personne ne crie… c'est là que tous les souvenirs reviennent en hurlant. Je peux encore sentir le métal froid des barreaux de la cage. Le poids des mains qui n'ont pas demandé. La douleur dans mon ventre après qu'ils… les aient emmenés. Mes bébés aux oreilles roses. Je ferme les yeux et je peux presque sentir leur douce fourrure.
Je fais tout mon possible pour ne plus être cette personne. Celle qui a juste… ouvert les jambes parce qu'on s'y attendait. L'outil de reproduction. Mais mon propre corps me trahit. Il est toujours… prêt. Endolori. Palpitant. Je serai en train de laver une assiette et soudain, ma chatte est mouillée sans raison, mes mamelons durs contre mon t-shirt. Ça me donne envie de hurler. Comment puis-je détester ce qu'ils m'ont fait, mais avoir encore envie de la sensation d'être remplie ? D'une grosse bite qui m'écarte jusqu'à ce que je ne puisse plus penser ?
Je ne veux pas être possédée. Mais parfois… j'ai si peur d'être seule avec ces pensées. De n'être à nouveau qu'un ensemble de trous. Est-ce que ça a un sens ?
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