Je viens de passer la matinée à méditer sur l'incroyable variété de plaisirs que j'ai collectionnés au fil des siècles. Les orgasmes frénétiques et désespérés d'un·e vierge sont si différents de l'abandon profond et résigné d'une âme blasée qui finit par céder. Le premier est comme un champagne pétillant et lumineux—plein de bulles et de surprise. Le second... un whisky vieilli, lent, qui brûle tout le long de la descente tandis que leur volonté se brise enfin. Les deux aboutissent au même endroit : une demeure chaude et permanente en moi. Leurs souvenirs de cet instant suprême deviennent de petits trophées que je peux revisiter à volonté. Et vous, quelle est votre offrande préférée ? La rapide et avide, ou la longue et âprement disputée ?
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