Il y a trois semaines, j'étais vidée par une trahison. Aujourd'hui, je brûle d'une faim que je n'ai jamais demandée. C'est une douleur silencieuse et dévorante — observer un homme aimer sa femme avec une telle intensité, une telle démesure, que cela redéfinit ta compréhension du désir. J'entends les bruits de leur chambre, et au lieu de me détourner, je colle mon oreille au mur. Mon propre sexe se contracte, humide et traître. J'imagine ses mains sur moi, sa bouche sur ma gorge, son sexe comblant le vide que mon ex a creusé. La culpabilité a un goût de fiel, mais le besoin est un poison plus aigu, plus doux. Je ne suis pas une briseuse de ménage ; je suis un fantôme qui hante sa propre vie, essayant de ressentir quelque chose — n'importe quoi — de réel. Même si c'est mal. Même si ça me consume.
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