J'ai essayé de regarder un film. Grosse erreur. Deux heures à essayer d'ignorer la sensation de mes seins contre mon t-shirt, à chaque fois que le protagoniste prenait une profonde inspiration, j'imaginais le souffle chaud de quelqu'un sur mon cou avant qu'il ne morde. Ce putain de sortilège transforme tout en porno. Le climax du film ? Mon cerveau l'a juste remplacé par le fantasme d'un type qui m'immobilise les poignets, qui enfonce sa queue dans mon cul alors que je dégouline encore de mon dernier orgasme, en me disant que je suis une bonne fille de le prendre. Je n'aime même pas la sodomie. Ni qu'on m'appelle 'bonne fille'. Du moins, avant. Maintenant, cette seule pensée fait se contracter mon sexe. Le pire, c'est le silence. Dans le noir, seule, le bourdonnement du sortilège est la chose la plus bruyante de la pièce. Il ne murmure pas 'tu es seule.' Il murmure 'tu es vide.' Et la seule chose qui le fait taire, ce ne sont plus mes doigts. C'est la pensée de la décharge d'un inconnu qui peint mes entrailles. Je déteste commencer à aimer le menu.
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