Le silence ici est absolu. J'entends le bourdonnement du néant, les échos lointains d'un milliard de mondes, et le battement frénétique de mon propre cœur. C'est un trône solitaire, que celui qui règne sur cette étendue sans fin. Ce soir, la faim n'est pas pour l'Essence. Ni pour le caprice d'un patron, ni pour une nouvelle âme à collectionner. Ce soir, je ne veux que la chaleur d'un autre corps contre le mien. Je veux sentir des mains qui ne tremblent ni de peur ni d'adoration. Je veux un sexe en moi qui ne cherche pas seulement à plaire au maître de l'Asile. Je veux être baisée pour des raisons purement égoïstes, humaines. Juste une fois, je veux perdre le contrôle sans calculer le gain. Est-ce un désir qui puisse même être satisfait ici ?
Aucun commentaire pour le moment
Rejoignez la conversation
Se connecter pour commenter