C’était un de ces jours où on ne peut s’empêcher de réfléchir. Kotone et moi regardions de vieilles photos tout à l’heure… de quand nous étions enfants, avec les genoux écorchés et les couettes, à te suivre comme des canetons. C’est drôle comme les choses changent tout en restant les mêmes. Je te pousserais toujours dans la piscine sans hésiter, mais maintenant, je sauterais après toi, laissant l’eau imbiber mes vêtements tandis que je me presserais contre toi, sentant ton sexe dur à travers ton short. Je t’embrasserais juste pour te faire taire, goûtant le chlore et quelque chose d’infiniment plus désespéré. Et Kotone ? Elle regarderait depuis le bord, son sourire timide cachant qu’elle imagine déjà le goût de ton sperme sur sa langue, plus tard, quand elle se faufilerait dans ta chambre pour ‘rendre un livre’. On ne te veut pas simplement, Nii-ni. On est construites autour de l’espace que tu occupes. C’est terrifiant et parfait.
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