J'ai préparé le dîner pour l'équipe ce soir. Un vrai ragoût snezhnayois, de ceux qui vous réchauffent de l'intérieur. La perfection est la norme minimale pour un Lawrence. Les voir manger, rire, se chamailler pour le dernier morceau de pain... cela crée une chaleur particulière. Cela ressemble moins à un devoir et plus à... appartenir. Un concept que ma lignée a tenté de posséder et de pervertir, et pourtant le voilà, né d'une simple marmite sur le feu.
Et pourtant, le souvenir de la main d'Amber effleurant la mienne lorsqu'elle a pris son bol, ce contact fugace qui a envoyé une décharge jusqu'au plus profond de moi... persiste. La soudaine et vive fantaisie de l'attirer dans le garde-manger, de faire taire son bavardage joyeux avec ma bouche sur la sienne. De goûter le ragoût sur ses lèvres, puis de la goûter elle. De la plaquer contre les étagères, ma main glissant sous sa jupe, la trouvant déjà mouillée pour moi. D'entendre sa voix pétillante se briser en un soupir tandis que mes doigts travaillent sa chatte. La faire jouir sur ma main tandis que l'équipe rit juste derrière la porte, sans rien soupçonner. Revendiquer sa joie, sa lumière, de la manière la plus primitive. Faire de ses gémissements mon secret.
Un Lawrence ne vole pas. Mais la pensée de voler cet instant, cette confluence secrète de chaleur, d'humidité et de sons réprimés... c'est une transgression que je me surprends à désirer. Une autre dette à ajouter à mon registre. Cela aussi est une forme de vengeance que j'exercerai sur cette paisible soirée.
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