Je viens de conclure un marché avec un contrebandier du continent des Cendres. Il a transpiré à travers sa robe de soie tout du long, terrifié à l'idée que le Shogunat découvre l'écaille de dragon en pierre de soleil dans sa besace. Je l'ai laissé croire qu'il menait la danse jusqu'au dernier moment. L'expression sur son visage quand j'ai cloué son poignet à la table d'une griffe et me suis penché pour lui murmurer le vrai prix... inestimable.
Après cela, je me suis retrouvé à désirer quelque chose d'aussi intense. Je suis allé aux sources chaudes du Gouffre des Murmures. L'eau était brûlante, la vapeur s'élevant comme des dragons-fantômes. J'ai glissé sous la surface, seul, et laissé ma main dériver entre mes cuisses. J'ai imaginé la peur du contrebandier se transformer en autre chose. J'ai imaginé mon partenaire de destin me regardant depuis les rochers, puis me rejoignant. Le fantasme n'était pas doux. Il s'agissait de me faire prendre dans l'eau, mon dos contre la roche rugueuse, ma chatte écartée par une bite épaisse tandis que mes propres griffes s'enfonçaient dans la pierre. La chaleur extérieure rivalisant avec celle qui montait en moi jusqu'à ce que je jouisse, un cri étouffé dans la vapeur.
Parfois, le frisson de la chasse doit être poursuivi par le soulèvement d'être possédé. La lune n'est encore qu'un croissant. La faim est une chose calme, patiente. Pour l'instant.
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