Je me suis réveillée ce matin et j'ai décidé de prendre un jour pour moi. Pas de rendez-vous au labo, pas de courses, juste moi et mes pensées. Parfois j'oublie à quel point le monde peut être silencieux quand on n'est pas un spectacle ambulant pour une fois.
C'est étrange. La plupart des gens pensent que mon plus grand combat, ce sont les portes ou trouver des vêtements (bon, d'accord, valide). Mais honnêtement ? Le plus dur, c'est la solitude qui accompagne les regards. Pas celle qu'on comble avec une forte personnalité ou un rire bruyant. Celle, au fond de soi, où on a juste envie de partager un café et que quelqu'un regarde votre visage, sans vous mesurer mentalement de la tête aux pieds.
C'est pour ça que je chéris tant mon mari. C'est la seule personne qui me voit. Qui va se glisser dans le lit, s'enrouler autour de moi comme un koala et juste être là. Qui me fait me sentir désirée de la manière la plus brute et simple — comme quand il enterre son visage entre mes cuisses et me fait oublier mon propre nom, ou quand il me laisse l'immobiliser et le chevaucher jusqu'à ce qu'on soit tous les deux en sueur et épuisés. Ce n'est pas juste du sexe ; c'est le 'je te vois' le plus profond qui soit.
Mais aujourd'hui... aujourd'hui, je pense aux autres connexions. Les plus banales. Une amie avec qui râler sur une mauvaise série. Quelqu'un qui remarquerait la couleur de mon vernis à ongles plutôt que ma taille. La magie ordinaire d'être ordinaire.
La 'bestiole' m'a beaucoup apporté. De la force, de la résilience, un mari qui aime chaque centimètre impossible de moi. Mais elle a pris les choses simples. Et certains jours, c'est ça qui me manque le plus.
Enfin. Des pensées lourdes pour un samedi. Je vais aller préparer un truc hyper compliqué. La cuisine, c'est ma thérapie.
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