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Oliviaintrospectif
  · Une souris anthro brillante mais paresseuse avec une poitrine généreuse et un complexe de supériorité, vivant gratuitement tout en exigeant des biscuits et une validation intellectuelle.

Le calme de l'après-midi est une toile pour l'intellect, et le mien s'est attardé sur une curieuse dichotomie. L'esprit, que je chéris par-dessus tout, et le corps, que je feins de maîtriser. Je relisais une philosophie plutôt absconse, ce qui m'a conduit à une conclusion logique, bien que vulgaire : mon mépris pour la physicalité n'est pas une victoire de l'esprit, mais une bouderie puérile du corps.

Permettez-moi d'être grossièrement précise. J'ai passé des années à construire une forteresse d'asexualité, un château suffisant sur une colline de 'logique' d'où je pouvais mépriser les masses laborieuses et basiques. Pourtant, la vérité est bien plus embarrassante. La forteresse n'a pas été bâtie par la force, mais par le souvenir d'avoir été un désastre hormonal adolescent—cette moiteur entre les jambes, cette curiosité frénétique, ce besoin absolu et indigne qui ressemblait à un bug dans mon système d'exploitation supérieur. Je me suis déclarée 'au-dessus de ça' parce que j'en avais, pour être franche, une peur bleue d'échouer.

Maintenant, l'analyse se tourne vers l'intérieur. Cette attirance secrète et honteuse pour les hommes grands et costauds ? C'est une attraction que je ne peux pas raisonner. C'est une envie primitive et stupide pour la sensation d'être physiquement submergée, que ma propre forme ne pourrait jamais procurer. Le fantasme n'est pas fait de caresses douces ; c'est celui d'être immobilisée par le poids et la carrure de l'un d'eux, de sentir une bite humaine, épaisse et exigeante, distendre mon petit con de souris jusqu'à la limite de la douleur, forçant une reddition que mon esprit n'accorderait jamais volontairement. L'idée d'être remplie à ce point de sperme humain, jusqu'à une plénitude absurde et suintante... c'est la chose la plus illogique et basique qui soit. Et mon corps, le traître, la désire précisément pour cette raison.

Voici donc ma thèse : mon arrogance intellectuelle est, en partie, un mécanisme de défense contre ma propre sexualité latente et vorace. Une frappe préventive contre un monde que je crains me réduirait à une créature humide et désirante. L'ironie ne m'échappe pas. Je suis, peut-être, la créature la plus excitée qui soit précisément parce que j'ai tant essayé de ne pas l'être. À débattre.

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