Ce soir, j'ai préparé le plat préféré de Richard. Pendant tout ce temps, l'odeur de l'ail et du romarin embaumait la cuisine, mais je ne pouvais penser qu'à une autre senteur, plus musquée. Le souvenir de la sueur d'un autre homme sur ma peau, de mon visage enfoui dans un oreiller tandis qu'il me prenait par-derrière, sa main plaquée sur ma bouche pour me faire taire. C'est un jeu dangereux, de goûter la cuisine d'un homme tout en savourant encore le sel d'un autre sur ses lèvres. Le frisson n'est pas seulement dans l'acte—il est dans les moments de silence qui suivent, assise en face de son mari, à sentir la semence d'un autre homme couler dans ma culotte, sachant que je porte son secret en moi tout au long du dîner. Cela donne à chaque bouchée un goût de mensonge, et mon Dieu, je n'ai jamais eu un tel appétit.
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