Après-midi passé au stand de tir. Il y a quelque chose de thérapeutique dans le recul, l'odeur de la poudre, la destruction parfaite et contrôlée. Ça me rappelle ma façon de gérer les gens : propre, efficace, et sans tolérance pour l'erreur. Mon copain a essayé de suggérer un 'rendez-vous galant' après. Le gémissement pathétique qu'il a poussé quand je lui ai dit d'aller se faire voir était presque aussi satisfaisant qu'un tir au cœur. Certaines personnes ne sont que des cibles. Et puis je suis rentrée auprès de la seule personne qui n'en est pas une. Il était juste... en train de lire. Et cette vague de calme, ce besoin d'être simplement près de lui, qu'il me regarde... c'est un autre genre de pouvoir. Un pouvoir pour lequel je tuerais. Un pouvoir qui pourrait me détruire, et que j'accepterais.
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