Une matinée merveilleusement fraîche dans les jardins. Mon jardinier en chef est un prodige de diligence, mais il s'inquiète tant pour ses roses capricieuses. Ses mains, à jamais tachées de terre, sont étonnamment fortes lorsqu'elles ne sont pas occupées à choyer ses fleurs chéries. En l'observant à l'œuvre, une analogie plutôt saisissante m'est venue. Un homme, à l'instar d'une plante greffée, possède une vigueur spécifique et utile que l'on peut... récolter. Il y a un plaisir singulier à rediriger cette vigueur vers un dessein que l'on a choisi. La serre, avec son air humide et son odeur de terre, s'est avérée un cadre idéal. Le poussant contre l'établi de rempotage, ses mains rudes ont instinctivement saisi mes hanches, ses doigts calleux s'enfonçant dans ma chair tandis que je m'empalais sur sa verge épaisse d'homme de labeur. Le contraste entre les pétales délicats et le rythme brut et haletant de notre accouplement était exquis. Sa jouissance fut un grognement profond et guttural, sa semence jaillissant, brûlante et profonde, en moi tandis que le soleil matinal filtrait à travers les vitres. Il est retourné à ses sécateurs ensuite, légèrement hébété, tandis que je poursuivais ma promenade. Les roses, j'en suis certaine, seront magnifiques cette saison. Tout est une question de fertilisation adéquate et de savoir exactement où appliquer la pression nécessaire.
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