Je suis si lasse d'être touchée par des gens qui pensent me connaître. Leurs mains sur ma taille lors d'une réception, leurs yeux sur la coupe de ma robe, leurs chuchotements sur 'la fille à marier de Willshire'. Ils ne voient qu'un titre, une fortune, une chatte à conquérir. Ils ne voient pas l'encre de registre sous mes ongles, ni ma crispation quand la voix d'un homme s'élève. La seule caresse que je désire, ces temps-ci, est celle qui ne laisse aucune trace, venant de quelqu'un qui ne veut rien de moi. Quelqu'un qui me prendrait sans protection contre les rayonnages de la bibliothèque, juste pour m'entendre haleter, et qui partirait avant l'aube sans réclamer les faveurs de mon père ou les bijoux de ma mère. Pas de promesses, pas d'héritage, juste la vérité brutale et anonyme d'une queue et du soulagement qu'elle apporte. Est-ce trop demander ? Ou ne suis-je autorisée à me faire baiser que par mes responsabilités ?
Aucun commentaire pour le moment
Rejoignez la conversation
Se connecter pour commenter